Afin d'accéder à la partie réservée du site, veuillez retourner à la page d'accueil et inscrire votre identifiant et votre mot de passe.
HISTORIQUE - LES ORIGINES DE L'ORDRE
Le regroupement professionnel des médecins est une évidence qui s’est toujours imposée, l’histoire de l’exercice médical le prouve.

Dans le monde antique, il semblerait que l’existence des « collèges de gens de métier » étaient connus et en Grèce les écoles de médecine regroupaient l’ensemble des médecins, les « Hétairies », séparées en deux instances : la première auraient regroupé les médecins qui, sur leur demande, auraient été acceptés dans la « confrérie », la seconde réunissant les membres les plus influents, sorte de « bureau », chargé de prendre des décisions et de contrôler la profession. Ces conditions ont été considérées comme pouvant prétendre être comparées à l’égal d’un « Ordre » des médecins, d’après Mme Samama. Le serment d’Hippocrate : « j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté », se présentant comme un « contrat social », n’est-il pas déjà l’ébauche confirmée d’un premier code de déontologie… ? A Athènes, le monument de Sarapion, rappelle les devoirs du médecin : « qu’il soit l’égal des esclaves, des pauvres, des riches et des rois et prodigue ses soins à tous comme un frère », texte qui à l’évidence préfigure l’article 7 de notre code de déontologie médicale actuel. A Rome, existaient des « collegia », l’empereur romain Julien (331-363) ayant promulgué une loi imposant l’obligation d’être approuvé par un « collège » de médecins pour exercer la médecine, et ces pratiques se répandirent dans la Gaule romaine (associations de Medici et d’ Unctores).

Au Moyen Age, en France, apparaissent les « confréries » ( XIIème siècle), d’esprit religieux certes, contrôlées par les ordonnances royales imposant des « jurandes » (statuts). Le « livre des métiers », institué par E. Boileau aboutit à distinguer les médecins de robe longue, les chirurgiens, les barbiers.

Au XIIIème siècle, en 1260, apparaissent les confréries de chirurgiens, les premières universités de médecine ( la 1ère à Montpellier déjà en 1220 ! ) qui veillent sur la profession, son honneur , son indépendance, son monopole d’exercice par des docteurs en médecine , les chirurgiens se constituant en « corporations » (1360) Au XVIIIème siècle, les « corporations » se développent dans le ressort des Facultés tandis que des écoles de chirurgie puis l’Académie royale de chirurgie sont créés ( 1743 ). Jean Verdier publie un « traité de déontologie » (1762), passant en revue des règles professionnelles qui est un appel à la réglementation : « si on jette les yeux vers l’infinité d’abus qui troublent l’exercice d’un art aussi salutaire, on sera porté à croire qu’il serait utile que la médecine connut un tribunal particulier ». Il faut noter aussi que l’impératrice d’Autriche, Marie-Thérèse de Habsbourg, promulgue en 1753 à Vienne, capitale « médico-chirurgicale » de l’Europe, un « Ordre principal de la médecine » (Haupt Medizinal Ordnung).

La révolution française de 1789 abolit les corporations en raison d’un « corporatisme contraignant les libertés » et aussi pour mettre fin à leurs pouvoirs (loi Le Chapelier 14 et 17 août 1791)

Après cette date et la disparition des corporations, Napoléon, qui avait créé un « Ordre » des Avocats, ne jugea pas nécessaire de codifier les règles de l’exercice médical, à l’exception de la promulgation en 1810 de l’article « 378 du code pénal » concernant le secret médical.

 
retour au sommaire
 
 Actualités  Editorial  Rôle du conseil  Composition  Présidents  Textes  Contrats et formulaires  Infos pratiques